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Nos actions

Favoriser l’éducation


En partenariat avec l’association nigérienne Matassa, Esafro a décidé de créer un internat dans la ville de Zinder pour permettre à des enfants issus de villages isolés de poursuivre une scolarité complète, régulière et de qualité dans les meilleures écoles de la ville.

Depuis 2006, 10 à 15 enfants sont recrutés chaque année en veillant à la parité filles – garçons. En 2017, les structures de l’internat permettront d’accueillir environ 150 enfants.

Depuis septembre 2011, l’internat compte 78 enfants scolarisés du CE1 à la 4ème.

Pourquoi avoir créé un internat ?
L’idée de créer cet internat est né de plusieurs constats :
> Les inégalités du système éducatif nigérien entre zones rurales et zones urbaines et entre garçons et filles : il n’existe aucun système éducatif valable pour les enfants des zones rurales après le CM2.
> Sur 1000 enfants scolarisés au CP, seulement 250 enfants entreront en 6ème (soit 25%).
> L’abandon systématique ou presque de la scolarité en fin de CM2. En effet, au delà du CM2, les enfants des zones rurales sont obligés de trouver un tuteur pour étudier en ville.

Comment l’internat fonctionne-t-il ?
Chaque année, nous recrutons entre 10 et 15 enfants (parité filles/garçons), au niveau du primaire dans un premier temps. Depuis 2010, notre expérience sur le terrain nous a conduit à recruter les enfants à partir de l’entrée en 6ème.

Nous prenons en charge la scolarité (dans les meilleures écoles de Zinder), l’encadrement et l’accompagnement des enfants (loisirs et soutien scolaire pour tous les enfants de l’internat) pendant toute la durée de l’année scolaire.

Notre partenaire local, l’association nigérienne Matassa s’occupe du recrutement des enfants ainsi que celui du personnel local chargé d’assurer le bon fonctionnement de l’internat : un directeur, quatre nounous, deux surveillants, deux gardiens, un cuisinier, une infirmière, un coursier, un économe et un animateur villages. Deux animateurs encadrent les enfants le mercredi et les week-ends ; sept répétiteurs assistent les enfants chaque soir.
Les bénévoles de Matassa sont également très actifs, et fournissent un travail important dans la gestion globale du programme.

Un représentant expatrié assure sur le terrain, à Zinder, la coordination globale du programme.

Un directeur pédagogique est en charge de l’encadrement des enfants et de la mise en œuvre du projet pédagogique.

Deux responsables de projet assurent le pilotage du programme depuis la France.

L’éducation dans les villages
Il s’agit de soutenir les enfants scolarisés dans les écoles des villages d’où sont originaires les enfants de l’internat.
Cette action a pour objectif d’améliorer le niveau scolaire des enfants, d’aider les instituteurs des villages mais aussi d’inciter les parents à scolariser leurs enfants et à poursuivre des études au delà du primaire.
Aujourd’hui, les cours de soutien scolaire sont dispensés dans 3 régions : Takieta, Gangara et Tanout. Au total, 11 villages sont concernés ce qui représente plus de 900 enfants.

Développer des actions de santé

Les problématiques liées à la santé sont tout de suite apparues comme indissociables de l’éducation. Esafro a donc, dès le début du projet en 2006, pris le parti de développer des actions de santé selon quatre axes différents:

> Assurer les soins des enfants de l’internat et les sensibiliser aux gestes d’hygiène de base
> Permettre aux patients des villages des enfants, exclus du système de santé, d’accéder à certains soins
> Organiser des missions médicales coordonnées par le Centre d’Orientation Médicale (COM)
> Vacciner et soigner les populations nomades du massif du Termit

Auprès des enfants de l’internat
La santé des enfants est une préoccupation constante : lorsqu’ils arrivent des villages, ils sont souvent porteurs de parasitoses et une stricte discipline est imposée au quotidien au niveau de l’hygiène en raison de la promiscuité enfantine spontanée.
Les enfants sont suivis au jour le jour par une infirmière, présente à l’internat.
Ils sont soignés par un pédiatre, référent de l’internat, qui vient consulter une fois par semaine.
Un partenariat a été signé avec l’hôpital national de Zinder (HNZ) pour une prise en charge gratuite des soins des enfants.
Le pédiatre de l’HNZ et l’infirmière de l’internat travaillent en collaboration, à distance, avec deux pédiatres français, chacun en charge de trois promotions d’enfants.
Un des responsables de projet d’Esafro, également médecin, est disponible quotidiennement pour répondre aux sollicitations de l’infirmière et l’épauler dans son travail.

Les soins sont curatifs et préventifs en s’adaptant aux possibilités locales et en respectant la réglementation nigérienne en vigueur pour le programme des vaccinations.

Auprès des villageois des communes d’origine des enfants
Á l’internat, les enfants sont sensibilisés à l’existence de gestes simples qui permettent d’éviter la contamination des aliments au village, la transmission du paludisme…
De retour dans leurs villages, les enfants de l’internat font passer des messages d’hygiène très simples à leurs familles.
Qui plus est, Esafro aide les patients de ces villages à bénéficier des soins dispensés au cours des missions de médecins français.
Enfin, l’associaion offre à certains villageois une aide dans le parcours de santé qu’ils viennent entreprendre à Zinder sous la responsabilité de l’infirmière référente de l’internat.
Cela comprend une prise en charge financière et logistique car les patients non contagieux séjournent à l’internat pendant leurs soins.

Auprès des enfants atteints de maladies cardiaques
En partenariat avec l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque, Esafro se mobilise en faveur des enfants cardiaques de la région de Zinder. Notre objectif commun est de former une chaîne de solidarité active pour ces enfants malades du cœur qu’une intervention chirurgicale en France peut guérir.
Selon le chef du service pédiatrie de l’hôpital national de Zinder, qui est à l’initiative du projet, les pathologies cardiaques sont fréquentes dans la région et faute de moyens pour les soigner, les enfants qui en sont atteints ne peuvent survivre. Face à ce constat et pour lutter contre ce phénomène, le service pédiatrie se charge de sélectionner les enfants et confie par la suite à Esafro la coordination des examens préopératoires au Niger, la constitution des dossiers, le transport et le suivi logistique de chaque enfant.
En France, s’appuyant sur son réseau de familles d’accueil, Mécénat Chirurgie Cardiaque prend le relais pendant deux mois le temps de l’opération et de la convalescence jusqu’au retour au Niger.

Partenariat avec l’hôpital national de Zinder (HNZ)
En échange de la gratuité des soins aux enfants accordée par l’hôpital national de Zinder (HNZ), Esafro offre des contreparties. Pendant un temps, cela a consisté à organiser des missions de chirurgiens français gérées par un Centre d’Orientation Médicale (COM).
Dorénavant, Esafro offre des formations en France ou dans des centres hospitaliers universitaires africains aux médecins et chirurgiens de l’HNZ.

Les vaccinations et soins dans le massif du Termit
Depuis 2009, des missions ont été organisées dans le massif du Termit, désert situé à 450 kms environ de Zinder.
Cette zone n’est fréquentée par aucune ONG pour mener des actions de santé et reste le territoire de populations nomades qui n’ont accès à aucun soin.
Avec le soutien de l’ONG Sahara Conservation Fund (SCF), qui est la seule ONG à se rendre dans la zone pour s’occuper de la faune, des missions ont été organisées pour offrir à  ces populations des soins de base et une protection vaccinale.
SCF assure le soutien logistique, Esafro fournit les infirmiers et l’hôpital du district de Gouré fournit les vaccins et veille à la tenue du registre des vaccinations.
Médecins Sans Frontière et Save The Children apportent également un soutien en don de médicaments. Des ONG comme Save The Children apportent également un soutien en don de médicaments.

Quelques chiffres :
238 patients traités en 2009
279 patients traités en 2010

Activités génératrices de revenus (AGR)
des groupements de femmes

Dès fin 2006, Esafro a mis en place des Activités Génératrices de Revenus (AGR) dans les villages d’où sont originaires les enfants de l’internat :
élevage de chèvres, financement de moulin à mil, de fabrication de savons ou de beignets et de galettes de mil, d’extraction d’huile d’arachide, etc.

Ces projets ont été demandés, initiés et pris en charge par les femmes des villages et ne sont pas limités dans le temps.

Des groupements de 16 à 32 femmes motivées par le projet, sont formés à la gestion de leurs activités pour atteindre, à terme, l’autonomie.
Esafro octroie des micros crédits à chaque groupement pour le lancement d’une AGR. Les femmes remboursent au fur et à mesure. Les intérêts de ces prêts sont utilisés pour l’école du village, le groupement de femmes et l’internat ; le capital remboursé est lui prêté à de nouvelles femmes pour poursuivre les AGR suivant les mêmes principes.

Proposer aux femmes de nouvelles activités génératrices de revenus peut permettre d’obtenir leur appui au projet de scolarité de leurs filles.
En effet, les AGR permettent de générer de nouveaux revenus et d’améliorer leurs conditions de vie au quotidien.

Aide Alimentaire


La récolte de 2010 a été catastrophique. Une famine menaçait de nombreux villages du Niger. Nos villages partenaires étaient concernés par cette mauvaise récolte. Devant ces difficultés, nous avons décidé de débloquer une enveloppe budgétaire afin de venir en aide aux villages, tant en vivres (sacs de mil) qu’en semences.
Après avoir vérifié que nos villages n’étaient pas aidés par d’autres organisations, nous avons ciblé nos soutiens. Les villages de la zone de Tanout bénéficiant d’une distribution du PAM (programme alimentaire mondial), nous ne les avons pas inclus dans notre distribution.
Nous avons travaillé en partenariat avec les autorités administratives et coutumières.
Nous avons fait livrer les sacs de mil chez eux et donné rendez-vous aux responsables des villages afin qu’ils viennent récupérer leur nourriture. Chaque village était en charge d’assurer le transport de la ville la plus proche (où nous avions fait livrer les sacs) à son village.
219 sacs de mil ont été distribués ainsi que 14 sacs de semences pour les villages de la zone de Takieta.
Environ 8 500 euros ont été alloués à cette action d’urgence.
Chaque personne ayant bénéficié d’une aide en semence doit rembourser le double de ce qu’elle a reçu : une mesure de mil reçue, deux mesures de mil remboursées sachant que la deuxième mesure était destinée à être stockée dans une banque d’Intrants afin de mieux appréhender la période de soudure.  Nous sommes heureux d’avoir pu intervenir à temps, réagir rapidement et montrer aux villages que nous restons à l’écoute de leurs besoins, que si nous prenons en charge à l’internat certains de leurs enfants, nous n’oublions pas leurs frères et sœurs qui restent au village.

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